Le ski et moi on n’est as trop potes…
Et pourtant j’ai commencé une “carrière” de skieuse très tôt, j’en veux pour preuve un film de moi chez mamounette où je dévale une piste à 5 ans à peine dans ma combi rose. On y admire ma technique infaillible pour freiner : me tauler volontairement et hurler pour que mon père rapplique dare dare. J’ai eu un ourson, et une première étoile, puis plus rien.
Puis, une année comme ça pour le fun, je repars avec la famille après 5 ans d’abstinence skiesque. La souffrance…tout le monde se fait des rouges et des noires en rigolant, pendant que je peine derrière, la trouille au ventre, des crampes dans mes chaussures trop petites, suggérant innocemment que la ptite bleue là elle à l’air sympatoche.
Je flippe de vertige dans les nacelles remontes pentes bidules chouette (j’ai oublié leur nom tiens), je me prends un nombre de pelles impressionnant, j’aime pas porter mes skis, j’aime pas attendre au tire fesses, j’ai froid, je râle et je tire la tronche toute la semaine (faut voir les photos…), alors que ma sœur agonise dans la chambre d’hôtel, vaincue par une angine. Depuis, on a décidé toutes les deux, que le ski c’était pour les autres et on se marre.
On se marre le vendredi des vacances de février en imaginant tout le monde se battre à gare de Lyon, on prend plaisir à se balader dans les rues de la capitales désertées par les skieurs alors que nos potes se tassent à 8 dans un apart minuscule à la montagne, on rigole en voyant les images des skieurs sans neige au 13h, on planifie des voyages de malade au soleil…
Heureusement pour moi, j’ai mis la main sur le seul mâle qui n’a jamais fait de ski de sa vie. Alors je ne sais pas si tous les trois on est une espèce en voie de disparition, y a t-il d’autres farfelus dans la salle que les mots montagne, forfait et snow ne mettent pas en transe ?
Conseiller ce site à un ami
En faire ma page d'accueil
Ajouter ce site à mes favoris
Registering ...





Veuillez patienter ...



