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mar

Mon cordonnier

calzolaio al lavoro 4

Mon cordonnier, il a une petite échoppe sans prétention. Il prend tes chaussures, il les regarde une seconde à peine, il colle une étiquette avec ton nom dessous et il te dit de revenir dans trois jours. Mon cordonnier, il n’est pas du genre à s’embêter avec un fichier client informatisé, une carte de fidélité, ni même un carnet à souche. Mon cordonnier, il ne prend même pas la carte bleue (mais les chèques, si, quand même).

Mon cordonnier, c’est peut-être pas un type moderne, mais il fait le plus beau métier du monde. Il répare mes chaussures chéries. Pour quelques euros, il leur redonne le sourire et leur offre une seconde jeunesse. Il a sauvé mes bottes cavalières fétiches, mes escarpins pantoufle avec lesquelles je peux danser jusqu’au bout de la nuit, mes derbies à talon introuvables ailleurs qu’en Irlande. Mon cordonnier, c’est un homme parfait !