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juil

Thé sur l’herbe

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juil

UNE EDUCATION LIBERTINE DE Jean-Baptiste DEL AMO

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4. UNE EDUCATION LIBERTINE DE Jean-Baptiste DEL AMO 09.07.2010

Ce premier roman d’un jeune auteur est viscéral. Gaspard, jeune adulte quimpérois part de sa ville natale pour se rendre à Paris avec pour seule ambition de devenir quelqu’un d’autre.
Paris, 1760, ça sent le sang, la peur, la crasse, la violence, l’indifférence.
Gaspard va découvrir la Seine, « le Fleuve », fil conducteur du roman, ce fleuve repoussant mais fascinant. Il va travailler au milieu de cette eau croupie transportant des cadavres, des souillures, des maladies….
Il fait partir des hommes qui arrêtent, récupèrent et remontent sur les quais les morceaux de bois acheminés par voie d’eau jusqu’à Paris parfois au péril de leurs vies.
Il sera ensuite assistant perruquier, c’est au sein de cette échoppe qu’il va se rendre compte du pouvoir du corps, des souffrances que peuvent provoquer les sentiments, de la trahison. Il va y rencontrer Etienne de V. noble trainant une réputation sulfureuse. Cette rencontre va matérialiser sa soif d’ascension. Tout devient possible et cela à n’importe quel prix. Gaspard va évoluer socialement, devenir un magnifique imposteur dans un monde qui n’est pas le sien, souffrir, faire souffrir, devenir un roc insensible, expiant la culpabilité de ce qu’il est devenu en se faisant souffrir ,espérant ainsi se libérer de toute sa pourriture intérieur.

Nous sommes parmi ces nobles qui tuent l’ennui en se retrouvant pour s’ennuyer ensemble. Ces nobles un peu au dessus du « peuple » mais bien en dessous du but ultime : paraitre à la Cour. Ces nobles sans consistance, lâches, malléables, manipulables, jeux auquel Gaspard devient un expert tout en y laissant beaucoup trop.

L’auteur aime prendre son temps, le rythme est lent et très descriptif. C’est le genre de roman qu’on lit tout doucement pour ne pas le finir trop vite.

Delphine Fournier

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12

juil

Les bons trucs pour faire sa valise

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Les bons trucs pour faire sa valise

Vous vous souvenez de cette année où vous êtes partie sous les cocotiers sans vos 12 maillots de bains ? Ou sans vos lunettes de soleil… Après des semaines de shopping pour trouver les accessoires parfaits c’est balot de se retrouver avec un maillot de bain trop grand, à fleurs mauves ou des lunettes vert pomme achetées un bras dans la seule boutique de la ville où l’on passe ses vacances.

Pour éviter ce genre de désagrément, et les photos souvenirs honteuses on ne se met pas à faire sa valise à 23h la veille du départ, non, on s’y prend une semaine à l’avance minimum. Et on utilise tous ces bons conseils :

- On achète des petits flacons pour emmener crème, gel douche, shampoing sans avoir à se trimballer le format familial.

- On prépare une première sélection de vêtements en imaginant des tenues précises qui utiliseraient les mêmes accessoires, et qui vont avec les mêmes chaussures pour éviter d’emmener 8 paires. Puis on laisse reposer quelques jours.

- On remet alors le nez dans sa valise et on épure, après quelque jours de recul on en convient : cette robe longue orange c’est certain, on n’en aura pas besoin.

- On applique la même technique pour la trousse de toilette / maquillage : ça évite de prendre tous ses vernis à ongles.

- 2 jours avant le départ, on commence à tout ranger dans sa valise en faisant une petite liste de ce qu’on y a mit. On n’hésite pas à la relire le lendemain pour voir s’il ne manque pas quelque chose d’essentiel (comme sa serviette de bain !)

- Le petit truc plus : ranger un maximum de choses dans des pochettes plastique, celles que l’on utilise pour ranger les fruits et légumes dans le congélateur. On y range tous ce qui se froisse facilement bien à plat. A l’arrivée non seulement tout est toujours bien rangé mais en plus, rien n’est venu salir vos précieuses robounettes (vous savez, le shampooing ou le fond de teint qui éclate en plein vol).

- On emmène toujours un petit sac en toile qui se plie au fond du sac pour ramener d’éventuels achats (et éviter d’avoir à s’assoir sur sa valise pour la fermer au retour).

Avec ça si vous oubliez encore quelque chose c’est que vous l’avez bien cherché !

09

juil

D’AUTRES VIES QUE LA MIENNE d’Emmanuel CARRERE

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5. D’AUTRES VIES QUE LA MIENNE d’Emmanuel CARRERE 09.07.2010

Emmanuel Carrère écrit ici un livre intime, fort, noble et émouvant. Ce roman familial retrace deux drames, le tsunami lors d’un séjour au Sri-Lanka puis le décès de Juliette la sœur d’Hélène compagne de l’auteur.

Tout commence par le Tsunami, dans l’hôtel où ils résident, un couple de Français a perdu sa fille, les hôpitaux dépassés, le paysage dévasté, les survivants hagards. Emmanuel Carrère évoque le courage d’Hélène, sa maitrise dans l’organisation des choses, son investissement. Il évoque son propre égoïsme et son sentiment de jalousie pour les moments que vit Hélène avec Jérôme le père de la fillette décédée. Hélène part à la recherche du corps avec Jérôme, elle est un roc, un soutien.

Lors du retour en France, Hélène apprend la rechute d’un cancer de sa sœur, Juliette, juge à Vienne et mère de 3 enfants.
Emmanuel Carrère, nouveau venu dans la famille, va rencontrer chaque membre, et chacun va lui parler de Juliette, de son courage, de sa vie, de son travail de juge « dérangeante », de sa lucidité à organiser sa mort et surtout à organiser la vie sans elle.
Au fil de ses entretiens avec Patrice, le mari de Juliette, Etienne, juge à Vienne et collègue devenu ami de Juliette, on découvre une femme d’une dignité incroyable.

Les longs passages sur son métier de juge aux affaires de surendettement sont passionnants et effarants. On découvre deux juges passionnés qui tentent de trouver des solutions à des cas que beaucoup qualifieraient de perdus. On découvre les compromis, les choix, et parfois le sentiment que même le plan de remboursement calculé au plus juste ne pourra pas être tenu par des familles au bord du gouffre, sentiment d’impuissance et de révolte.
Patrice, l’époux de Juliette est d’un courage sans borne, d’une lucidité apaisante. Il évoque leur vie à deux, les enfants, leur rencontre, leurs passions, leurs désaccords, leurs origines.

Un livre poignant qui reste gravé longtemps dans la mémoire après lecture.

Delphine Fournier

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08

juil

Boulimie de lecture

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Boulimie de lecture

Gamine, je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Une vraie passion. Livres de la bibliothèque rose, verte, rouge ou bleue, bandes dessinées, paquets de céréales, aucune importance, du moment qu’il y avait de l’action ! Plus tard au lycée puis à la fac, je me suis calmée, filière scientifique et lycée de bûcheurs fous obligent. Par manque de temps, j’ai peu à peu perdu le contact avec mes auteurs préférés. Je me contentais de me plonger, à reculons, dans les ouvrages obligatoires. Mon entrée dans la vie active, scotchée 8 heures par jour à mon ordi, n’a guère arrangé mon cas. Puis les enfants sont arrivés, et voilà comment je me suis retrouvé cantonnée à lire exclusivement les paquets de céréales (encore) et les notices de médocs pour nourrissons. Un vrai désert de Gobi des neurones.

Heureusement, au beau milieu de ce no man’s land littéraire subsiste un petit bastion de résistance : les vacances d’été. Durant ces quelques semaines, je fais le plein de lecture, je dévore bouquin sur bouquin, comme si je cherchais à rattraper mon retard. Je me prépare soigneusement une belle pile à lire qui me fera tout l’été. Il y en a pour tous les goûts : un peu de chick litt, beaucoup de romans, un soupçon de biographies, et un ou deux polars pour la route. Évasion à moindre prix garantie !

Et vous, vous aimez lire ? Des idées de bons bouquins à me donner ?

07

juil

Où on va papa ? de Jean-Louis FOURNIER

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3. Où on va papa de Jean Loui Fournier 07.07.2010

Ce livre est une magnifique lettre d’amour d’un père à ses deux fils lourdement handicapés. Le livre se présente sous forme de note telle des instants de vie. Ces notes se lisent d’une traite, on rigole… jaune parfois… on est touché, on pleure, on comprend un peu mieux ce qui est si effrayant.
Jean-Louis FOURNIER utilise l’humour acide et noir pour parler de ces deux petits oiseaux, ces deux fils (dont un est décédé) qui ne seront jamais adultes, qui jamais ne pourront lire, apprendre, …
Derrière l’humour noir et caustique érigé comme une protection on sent l’amour infini d’un père.
On rencontre au détour d’une page Desproges qui, n’aimant pas beaucoup les vivants, avait trouvé en ces enfants gauches, irrationnels et surprenants ses maitres de l’absurde.
On croise également ces gens non concerné mais plein de jugement, c’est gens qui estime qu’on ne rigole pas de tout et surtout pas du handicap, qu’avoir un enfant handicapé (alors 2 imaginez…) est soit un don de Dieu soit une punition divine… mais qui mieux qu’un père peu s’en moquer, et s’en moquer avec brio !

Il faut absolument lire ce livre ne serais-ce que pour une raison : changer, si besoin est, notre vision et souvent notre peur de la différence.

Delphine Fournier

Signature Delphine Fournier


06

juil

LE POURQUOI DES CHOSES

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2. Le pourquoi des choses 06.07.2010

Juillet, mois des vacances, du soleil, du farniente et des longs voyages. La fameuse route des vacances, vous devant avec à vos pieds un chien qui finira par ne plus bouger assis sur vos tongs et la tête dans votre sac à main. A l’arrière, votre petit dernier qui vous a déjà demandé 25 fois si « c’était encore loin » entouré de deux ados soupirant et dont la plus grande angoisse est qu’il n’y ai pas de réseau au camping de trifouilli les bains de pieds ce qui les empêcherai de mettre a jour leurs profils Facebook et d’abreuver leurs amis d’informations capitales telles que « trop chanmé les crêpes du bar de la plage » ou bien « je kiffe grave le vendeurs de chouchous ». Revenons au voyage : vous gérerez plus tard les amours de vacances, la reconversion professionnelle en vendeuse de bracelet brésilien de votre cadette et la crise de foie du petit dernier qui a un peu forcé sur les crêpes aux sables, pour l’instant l’important est de passer un voyage calme et serein sans que vous ayez à menacer d’un abandon de famille sur le prochain air d’autoroute.

Le jeu des plaques d’immatriculation n’ayant plus de sens depuis la reforme voici un petit livre qui va vous permettre de tenir le voyage : Le pourquoi des choses (Tome 3), origines des mots, expressions et usages curieux.

Un petit bouquin qui tient dans la poche plein de réponse à des questions thématiques sur les traditions, la science, la mort, l’histoire, la table, les animaux… telles-que :

-    pourquoi la fève dans la galette des rois ?
-    pourquoi un insecte porte-il le nom de punaise ?
-    pourquoi les étoiles du drapeau américain sont-elles à cinq branches ?

Il est sur que vous serez surpris de l’origine de certaines expressions que nous utilisons quotidiennement sans les connaitre vraiment. Une manière ludique de faire passer le temps du le voyage ! Bonne route !

Delphine Fournier

Signature Delphine Fournier

05

juil

La plage à la maison

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La plage à la maison

Quand on était petites ma sœur avait de temps en temps son délire “plage”. Elle ne se contentait pas de se mettre en maillot de bain à la maison le samedi, elle transformait carrément la salle de bain en bord de mer…

Elle allumait toutes les lumières, montait le chauffage à fond et installait une serviette de bain au milieu de la pièce à côté de laquelle elle disposait une pile de magazines. Et cerise sur le gâteau, elle remplissait la baignoire d’eau tiède… salée ! Elle y vidait une bonne partie du sachet de gros sel qui servait à la cuisine. Comme ça elle était bien dans “l’ambiance” comme elle disait.

Parfois j’allais la regarder sur sa fausse plage, elle lisait un magazine avec ses lunettes de soleil sur le nez, se rafraîchissait avec un éventail et allait de temps en temps faire trempette dans la baignoire. Trop forte ma sœur, moi je n’avais pas assez d’imagination pour participer.

Aujourd’hui, quand l’été arrive et que je suis coincée à Paris je repense à ça et j’essaie de me recréer ma plage chez moi, mais à ma manière !

Je remplis d’abord toujours mon frigo de glaces à l’eau : citron, tutti frutti, framboise, ananas-coco (bien tropicaux les parfums hein !). Ensuite, quand je rentre du travail le soir, j’enfile un petit short en jean et un T-shirt qui fait bien “vacances j’oublie tout”, il est rayé vert acidulé et blanc avec une inscription en bleu ciel qui dit “Aloah”, parfait ! Je vais alors me chercher une glace à l’eau dans le frigo, et je me pose sur mon canapé face au ventilo pour lire un magazine. Simple mais c’est comme si j’étais déjà en vacances :)

02

juil

Viva la chemisette !

Filed under: Le Mec — Mots-clefs :, , , , , — le mec @ 12:01

Chemisette ou pas chemisette cet été ?Les beaux jours ont mis du temps à arriver, mais sont finalement bien là. Le mercure des thermomètres est rapidement monté nous faisant passer de l’hiver à l’été sans passer par la case printemps. L’occasion pour moi de ressortir de mon placard mes chemisettes.

Et là, je sais, le mot que je viens d’écrire ressemble à un gros mot vestimentaire. Les filles qui lisent ce billet s’apprêtent ainsi à dégainer un commentaire dont le contenu pourrait être : « Ah, mais, monsieur le mec, si tu savais comme c’est bien plus beau un homme en manches longues ! Il y a même des clubs de femmes « contre les chemisettes ». Quitte à retrousser les manches bien sûr ! »

Pour être tout à fait exact, ce commentaire n’est pas inventé, mais le copier-coller exact d’un commentaire posté en octobre dernier sur ce même blog. Depuis la question me taraude. Mais pourquoi donc interdire la chemisette ? J’avoue creuser la question et ne pas avoir de réponses tellement satisfaisantes.

Même en pleine canicule, la « chemise d’homme légère à manches courtes » serait ainsi la pire faute de goût pour un homme. Elle enlaidirait n’importe quel gabarit. Il faudrait lui préférer la chemise avec manches longues retroussées et même le polo serait plus chic ! Des comités contre la chemisette se sont même formés, notamment sur Facebook, et le débat divise même les hommes

Conseils

Peu convaincu par ces arguments, mais totalement adepte du confort, je me pose donc ici en farouche défenseur de la chemisette. Il faut simplement garder à l’esprit quelques règles de base : elle doit être cintrée, il faut éviter de la porter avec une cravate, ne pas la boutonner jusqu’en haut et éviter de la rentrer dans le pantalon.

Surtout, il faut qu’elle soit bien adaptée et bien taillée au niveau des manches : elle ne doivent être ni trop larges, l’espace pour passer un doigt entre la peau et le tissu, ni trop longues, c’est à dire s’arrêtant à la moitié du biceps. Remarquez que ces conseils sont tout autant valables pour un tee-shirt… ou un polo !

Alors la chemisette, à proscrire ou indispensable les beaux jours ?

01

juil

Quand ces dames tuent, recueil de nouvelles

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1. Quand ces dames tuent, recueil de nouvelles de Otto Penzler 01.07.2010

Femme fatale, mère courage, veuve éplorée, dans le polar la femme a plus souvent le rôle de victime directe ou collatérale que celui du monstre. Et quand bien même elles seraient monstrueuses l’excuse de la folie n’est jamais loin. Pourtant beaucoup des femmes qui ont fait l’Histoire et qui ont inspiré les écrivains sont des femmes dangereuses. Dangereuses par les passions qu’elles ont déchainées, des hommes ont tués pour elles, ont trahi pour elles, se sont suicidés pour elles, des rois ont perdu leurs royaumes et entrainé leurs armée dans des guerres sanguinaires pour elles.

Dans le polar, de nombreux protagoniste se sont méfié des femmes. Sherlock Holmes déclare dans Le signe des quatre « il ne faut jamais faire entièrement confiance aux femmes », Rex Stout fait dire à son personnage de détective privé Nero Wolfe « On peut compter sur une femme pour tout, excepté la constance ». La femme fatale est tout à la fois dangereuse et fascinante.

C’est à ces femmes que se sont frottés de grand nom du polar (M. Connelly, J. C. Oates, T. H. Cook,…) en nous concoctant 17 nouvelles. 17 visions de femmes manipulatrices, imprévisibles, dangereuses, époustouflantes, malignes. 17 styles d’écritures qui vous donnerons surement envie de découvrir l’œuvre de ces écrivains.

La préface et la conclusion de ce recueil vous permettront d’en savoir plus sur les auteurs et leurs publications.

Régalez-vous de ces nouvelles en gardant bien à l’esprit que ce ne sont que des histoires…

Delphine Fournier
Signature Delphine Fournier